Le digital au service de la mémoire : un QR Code funéraire pour immortaliser le souvenir d’un proche

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Jeanne

1948(Reims)
2013(Reims)

Pauline : « Mamie, raconte-moi un peu ton enfance. Où as-tu grandi et comment était constituée ta famille ? »


Jeanne : « Je suis née en 1948 à Reims où j’ai passé mon enfance. J’avais une sœur, tante Camille, qui avait 2 ans de plus que moi. Quand j’étais petite nous nous entendions bien je crois. Je n’ai pas beaucoup de souvenir mais les photos montrent que nous jouions ensemble dans le jardin de mes parents, nous avions des poupées comme toutes les petites filles de notre âge et nous adorions jouer à la balançoire. Mon papa était artisan boulanger, son magasin était au dessous de notre maison. Le matin nous étions réveillées par l’odeur du pain frais, et un parfum de chocolat venait chatouiller nos narines. Ma mère tenait la mercerie à deux maisons de la boulangerie. Elle était passionnée de tous les tissus, dentelles, boutons qu’elle allait chercher une fois par moi à Paris. J’ai passé beaucoup de temps dans l’arrière boutique à mettre mes doigts dans les boîtes de boutons de toutes les couleurs et de toutes les tailles. Mais attention il n’était pas question de les mélanger, maman les avait rangés par taille dans des boîtes métalliques. »


Pauline : «  ta maman ne travaillait pas à la boulangerie avec son mari comme le font la plupart des femmes de boulanger ? »


Jeanne : « non, mes parents ne le souhaitaient pas. Ils aimaient se retrouver le soir et raconter leur journée. A table nous les écoutions, chacun écoutant l’autre avec intérêt, ils aimaient tous les deux leur travail. Une jeune fille de 16 ans venait travailler à la boulangerie pour vendre pains et gâteaux que mon père avait confectionné dès 3 heures le matin. Ma mère, quant à elle, n’aurait jamais accepté que quelqu’un travaille avec elle à la boutique. Elle adorait gérer seule, recevoir ses clientes fidèles, leur montrer ses dernières trouvailles à la capitale. »


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« Ma grand-mère m’a appris des tas de choses. Je la connais mieux maintenant. C’est fou, je ne savais même pas qu’elle avait fait du patinage artistique ! C’est tellement beau ! Je vois sa grâce maintenant dans tous ses petits gestes. Je la trouve encore plus belle. Et puis j’étais sûre que mes grands-parents s’étaient connus à Reims. Mon grand-père connaît cette ville comme sa poche. Je pensais qu’il y était né, mais c’est son attachement à cette ville qui l’a amené à la parcourir, à faire des visites guidées pour apprendre son histoire. Je suis heureuse d’avoir pu apprendre tout cela pendant qu’ils sont encore là. Il m’aurait vraiment manqué quelque chose autrement. J’aurais fait avec bien sûr mais je me sens plus riche à présent. Et puis j’ai vu ma grand-mère exister, je voyais dans son regard combien elle avait aimé sa vie. C’est dommage qu’on ne parle pas plus souvent avec nos grands-parents, ou même nos parents, on dirait qu’avec les années l’histoire s’éteint progressivement. Peut-être que c’est à nous, les petits-enfants, de maintenir la flamme active et de transmettre le flambeau. » Pauline - Petite Fille / Petit Fils
« J’ai passé d’excellents moments avec ma petite fille Pauline. Revenir sur les événements marquants de ma vie m’a donné un moral d’acier, j’ai oublié mon âge. Ce n’est pas habituel de parler de soi, on pense que notre vie n’intéressera personne, surtout pas les jeunes. A travers les questions de Pauline et ses réactions face à mes réponses, je me suis rendue compte que je me trompais. Cela nous a rapprochées. Nous étions déjà proches, mais j’étais reconnaissante de voir qu’elle s’intéressait à moi, à son grand-père, et à notre histoire. Nous avons un rapport particulier avec nos petits-enfants, nous ne prenons que le meilleur, nous ne les élevons pas alors quand ils viennent nous voir c’est pour passer de bons moments. Et nous pensons que ce sont ces moments-là qui créent les liens, mais nous n’imaginons pas à quel point l’histoire nous lie aussi et surtout. Au fond nous sommes les maillons d’une chaine, sans un maillon la chaîne est brisée, et sa force potentielle ne sert pas. Alors je remercie Pauline pour ces moments privilégiés, ce qu’elle sait maintenant de l’histoire servira à mes autres petits-enfants, et la chaîne continuera d’exister. » Jeanne

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