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Amanda

1936(Stratfort, Royaume-Uni)
1991(Roscoff, Bretagne, France)

Amanda est née en Angleterre, dans la banlieue londonienne, au sein d’une famille modeste. Sa mère est cuisinière, elle aime transmettre ce qu’elle tient elle-même de sa mère et de sa grand-mère. Son père est conducteur de bus, il parcours la ville au volant de son véhicule au contact de la population qu’il connaît bien après 20 ans de service.

Fille unique, Amanda ne voit pas beaucoup ses parents. C’est sa grand-mère maternelle qui s’en occupe la plupart du temps. Auprès d’elle Amanda apprend à cuisiner. Cette grand-mère française, originaire de la Bretagne, sait régaler la maisonnée avec peu de choses. Elle a l’art et la manière de concocter des mets savoureux en ouvrant placards et réfrigérateur, mettant sur la table tout ce qui lui tombe sous la main, elle marie des ingrédients improbables. Amanda admire sa créativité.

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« Amanda et Bernard étaient les voisins que tout le monde rêvait d’avoir. Leur maison était toujours ouverte. Le pauvre du coin aurait pu manger au creux de leurs mains. Bernard était doué de ses mains, il n’hésitait pas à laisser sa propre maison pour venir nous aider dans la notre. Peut-être en avons-nous un peu abusé. Mais ils savaient que nous étions là aussi en cas de besoin. Amanda aimait voir sa maison remplie et bruyante. Nos petits enfants adoraient aller dans leur jardin qui regorgeait de trésors. Dans ce jardin, pas toujours bien entretenu, les enfants n’avaient pas la crainte d’être disputé pour avoir saboté le pied de menthe fraîchement arrosé. Chez eux l’assiette était aussi dans le jardin, on cueillait les fruits sur l’arbre, chauffés par le soleil, évidemment tous les petits animaux avaient leur domicile sous les framboisiers et groseilliers, fascinant un peu plus les enfants qu’Amanda adorait. Nous connaissions leur tendance à boire un peu trop, ensemble nous partagions le verre de l’amitié assez fréquemment. Nous n’avions pas de problèmes avec ça. On en restait là. Mais eux continuaient une fois que tout le monde était parti. Amanda a essayé d’arrêter, elle a été hospitalisée quelques semaines. Je crois que Bernard n’a pas supporté l’absence de sa femme sans laquelle il ne savait pas vivre. A son retour à la maison, Amanda a tenu un temps, elle nous accompagnait à l’apéritif avec un verre de jus de pomme du producteur du coin. Mais elle lui préféra le cidre. Le peu d’alcool a fait resurgir ses vieux démons. Ensemble Amanda et Bernard ont retrouvé l’addiction qui semblait être le ciment de leur couple. Quand ils sont partis, l’un après l’autre, ils ont laissé un immense vide, et beaucoup de regret de n’avoir pas pu les aider, d’avoir fermé les yeux lâchement, prétextant la discrétion et le respect de la liberté de chacun. Que leur histoire puisse être gravée dans le marbre nous les ramène un peu en quelque sorte, et nos regrets sont apaisés, ils sont encore un peu avec nous, la mort est plus acceptable. » Émile - Voisin / Voisine
« Nous n’allions pas très souvent chez nos grands-patents. Un noël sur deux semblait convenir à ma mère et mon père n’appréciait pas beaucoup ses beaux-parents. Mes parents ne nous y envoyaient jamais en vacances. Nous vivions en Angleterre, la traversée jusqu’à Roscoff était pourtant facile. Mais je crois que mes parents craignaient pour nous et notre sécurité à cause de l’alcoolisme de mes grands-parents. Il est vrai que mon grand-père faisait parfois des malaises et que ma grand-mère commençait à boire dès le matin. J’avais peur quand j’étais là-bas. A noël, les réunions de famille terminaient toujours dans les conflits. Pourtant, quand ma grand-mère est morte, j’ai senti un lien qui nous unissait toutes les deux.

Comme elle, j’aimais recevoir, j’ai maîtrisé l’anglais avant même de l’apprendre, j’étais douée en cuisine, la nature me touchait, parfois jusqu’au larmes, et quand je pensais à elle je ressentais beaucoup d’affection. Je ressentais la fragilité qui l’avait menée à la dépendance pour que la vie lui semble moins lourde. Heureusement je n’ai pas hérité cela d’elle. Et puis ma mère m’a appris, au détour de conversations au sujet de sa mère, qu’elle avait été plusieurs fois enceinte et qu’elle ne souhaitait pas garder ces bébés par manque de temps et d’argent. Elle s’est donc infligé des avortements clandestins, avec les moyens du bord, comme sa propre mère avait déjà fait à l’époque. Notre lien allait jusque dans ces fibres là, moi qui avait subit de nombreuses fausses couches inexpliquées par la médecine. Nous n’imaginons pas ce que nous nous imposons par loyauté transgénérationnelle. Je suis reconnaissante de connaître l’histoire, d’avoir des éléments qui me permettent de mieux connaître ma grand-mère, d’identifier ce qui se joue en moi et ainsi d’avoir la capacité de stopper la chaine de reproduction de schémas familiaux inscrits dans nos fibres profondes dont nous n’avons pas conscience. J’ai beaucoup d’amour et d’affection pour ma grand-mère et je souhaite laisser à mes enfants le meilleur d’elle pour que les valeurs humaines se transmettent. »
Joséphine - Petite Fille / Petit Fils

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